27 novembre 2009

Les accords qui gâchent les repas de fêtes

- Mousse de foie gras(se) d'origine vaguement contrôlée et liquoreux ou moelleux à base de raisins plus ou moins mûrs, de sucre ajouté et de forte dose de soufre. Petit conseil : incorporer de l'aspirine pilée directement dans la mousse. - Poi(s)son d'élevage nourrit avec "on ne sait quoi" et qui pue l'eau croupie, servi avec un blanc sec qui fait mal au bide (abus d'acidifiant, voire abus tarifaire) et à la tête comme aux jambes (abus de soufre).
- Viande desséchée issue d'animal à la croissance ultra-rapide et bourré de médicaments inquiétants, achevée par une cuisson désastreuse et accompagnée par un vin rouge tout autant desséché par son boisé exagéré au point qu'on a peur de se retrouver avec des échardes dans la langue.
- Fromage industriel aseptisé et insipide, à base de lait pasteurisé, à l'appellation usurpée, avalé avec un rouge dont la concentration évoque plus le solide que le liquide. Variante : le vin conservé au fond d'une cave souvent mal adaptée et qui est plus mort que les aïeuls enterrés dont on évoque à l'occasion la mémoire (les pauvres). Autre variante : le grand vin fin dont personne n'appréciera les qualités tant les palais ont été malmenés avant son service.
- Bûche glacée "standard" et vin pétillant à l'appellation plus ou moins prestigieuse, plus destiné à arroser le sportif vainqueur sur un podium, dont les raisins de son origine - à la maturité contestable - ont donné un vin clair imbuvable (mal)heureusement masquée par un gaz et un dosage poussés au maximum.
- Le digestif (comme le trou normand ou gascon, voire le whisky d'apéritif) peuvent participer au massacre, mais ce n'est en général pas du vin, je n'ai donc pas à en faire la critique, puisque je ne suis qu'un spécialiste en vins.
Amen