8 décembre 2009

Les accords qui gâchent les repas de fêtes

- Mousse de foie gras(se) d'origine vaguement contrôlée et liquoreux ou moelleux à base de raisins plus ou moins mûrs, de sucre ajouté et de forte dose de soufre. Petit conseil : incorporer de l'aspirine pilée directement dans la mousse.
- Poi(s)son d'élevage nourrit avec "on ne sait quoi" et qui pue l'eau croupie, servi avec un blanc sec qui fait mal au bide (abus d'acidifiant, voire abus tarifaire) et à la tête comme aux jambes (abus de soufre).
- Viande desséchée issue d'animal à la croissance ultra-rapide et bourré de médicaments inquiétants, achevée par une cuisson désastreuse et accompagnée par un vin rouge tout autant desséché par son boisé exagéré au point qu'on a peur de se retrouver avec des échardes dans la langue.
- Fromage industriel aseptisé et insipide, à base de lait pasteurisé, à l'appellation usurpée, avalé avec un rouge dont la concentration évoque plus le solide que le liquide. Variante : le vin conservé au fond d'une cave souvent mal adaptée et qui est plus mort que les aïeuls enterrés dont on évoque à l'occasion la mémoire (les pauvres). Autre variante : le grand vin fin dont personne n'appréciera les qualités tant les palais ont été malmenés avant son service.
- Bûche glacée "standard" et vin pétillant à l'appellation plus ou moins prestigieuse, plus destiné à arroser le sportif vainqueur sur un podium, dont les raisins de son origine - à la maturité contestable - ont donné un vin clair imbuvable (mal)heureusement masqué par un gaz et un dosage poussés au maximum.
- Le digestif (comme le trou normand ou gascon, voire le whisky d'apéritif) peuvent participer au massacre, mais ce n'est en général pas du vin, je n'ai donc pas l'obligation d'en faire la critique, puisque je ne suis qu'un spécialiste en vins.
Amen

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Vous pouvez aussi suivre les conseil de mon copain sommelier Emmanuel Delmas,
ici par exemple :