15 juin 2009

les Crûs de Bû

Revenons sur la dégustation du samedi 13 juin 2009. Je vous livre non pas mes commentaires "analytiques" mais mes suggestions d'accords. D'accord ?

A la première table se trouvait Stéphane Tissot, toujours de bonne humeur, ce travailleur infatigable du Jura présentait 5 de ses cuvées.
- Poulsard Sans Soufre Vieilles Vignes 2007 Arbois (rouge)
Sur le coin de la table avec une terrine de caille persillée aux cèpes et une baguette de campagne.
- Les Graviers 2007 Arbois (blanc)
Pieds nus dans l'herbe avec des rondelles de saucisse sèche pur porc aux tomates séchées.
- La Mailloche 2007 Arbois (blanc)
Au bord de l'eau avec un poisson grillé fraîchement pêché (il ne sera pas pêché déjà grillé, il faudra donc apporter son BBQ ou se faire un petit feu façon aventurier en prenant soin de ne pas déclencher un incendie).
- Savagnin 2005 Arbois (blanc)
Sous la tente pour finir le fromage à la pointe d'un couteau.
- Spirale 2005 MRPF (liquoreux de raisins passerillés)
Sous les étoiles, au sommet d'un col, pour recharger en sucre !

Après le Jura, l'Anjou. Loïc Mahé servait 5 cuvées pour faire découvrir son domaine (Le Gué d'Orger) et son travail (bio) en rouge comme en blanc.
- Anjou (rouge) 2003
Quand un vieux de la famille vient manger à la maison, histoire de lui montrer qu'il n'y a pas que Bordeaux.
- Anjou Villages Brissac (rouge) 2003
Pour la viande qu'on fait cuire lentement dans un bouillon de légumes pour la servir quand il fait froid.
- Gourmandise (2007) VdT (rosé sucré)
Servir frais dans de jolis verres, en début de soirée coquine...
– Les Fougeraies 2006 Savennières (blanc sec)
Avec un gros poisson, dans un beau plat, après un long et lent passage dans un grand four ; le dimanche midi.
- Équilibre 2007 Savennières (blanc sec)
Servir en carafe sans commentaire (mais avec un léger sourire au coin de la bouche) quand un "grand amateur de grands vins blancs" passe par là...

La troisième table regroupe une sélection de BARAOU & associés présentée par le "jeune et sympathique" Loïck Peyrot (un des 3 associés).
- Domaine Saurigny 90C – VdT Pétillant Naturel (blanc sec 90% chenin)
A siroter dans son fauteuil pendant un essayage (ou un défilé) de lingerie... Non, plutôt destiné à accompagner des rillettes du Mans sur une belle tranche de pain de campagne.
- Giacomo VicoChardonnay 2006 Langhe (blanc sec du Piémont - Italie)
A servir sur la fin d'une réunion du conseil d'administration d'une multinationale ; une solution pour limiter les licenciements et les fermetures d'usines ?
- Domaine Milan – Le Grand Blanc (2006) Vin de Table (Provence)
Réunir quelques amateurs passionnés de vins, servir (à l'aveugle) et lancer le débat... Ou servir avec un agneau des Alpilles pour changer du Pauillac.
- Domaine MellotEdmond 2004 Sancerre (blanc)
Une viande blanche avec une sauce blanche, quelques champignons, et hop !
- Agape 2008 Bordeaux Rosé
Pour les grillades de petits poissons sur le bassin d'Arcachon (pinasse, Banc d'Arguin, corps dénudés et bronzés en option).
- Elian Da RosAbouriou 2007 Côtes du Marmandais (rouge)
Et glou et glou et glou... Il est des nôootres, il a bu son verre... Ne pas conduire durant les 24 heures qui suivent.
- Vignoble du Loup Blanc – La Mère Grand 2006 Minervois (rouge)
Avec un beau pavé de boeuf fondant (elle a plus beaucoup de dents la Mère Grand) plus une petite sauce pas trop forte ; mais le risque est grand que le Loup arrive.
- Domaine Gonon – Saint Joseph 2006 (rouge)
Poissons grillés et amateurs de vins rouges vont pouvoir se réunir.

La dernière table était confiée à Matthieu Barret dont les surnoms sont si nombreux que je n'en citerai aucun. Ce jovial vigneron du Rhône avait quitté son village de Cornas, sa compagne et son Domaine du Coulet pour nous faire partager son enthousiasme et son (bio)dynamisme autour de ses deux grandes cuvées.
- Terrasses du Serre 2007 Cornas
Une entrecôte gentillement grillée, des amis - des vrais -, de grands verres, une grande table... Le bonheur !
- Billes Noires 2007 Cornas
A coucher dans une belle cave fraîche, pendant quelques années que l'on consacrera à chérir les amis - les vrais -, la grande table et le boucher (de peur qu'il ne disparaisse au profit d'un supermarché).